Je m’appelle Eric.
Si vous lisez ces lignes, c’est peut‑être parce que vous voulez savoir qui je suis, au‑delà des objets que je fabrique.
Alors laissez‑moi vous raconter qui suis‑je à travers ce qui m’inspire et ce que je crée.
Je suis de ceux qui aiment toucher les matières avant de les comprendre.
De ceux qui s’arrêtent sur un détail, un grain, une texture, comme si chaque fibre avait quelque chose à dire.
Créer n’a jamais été un simple geste pour moi : c’est une manière d’habiter le monde, de lui apporter un peu de douceur, un peu de sens.
Un jour, un sac de café en toile de jute est arrivé entre mes mains.
Il portait encore les traces de son voyage : des marques, des odeurs, une histoire que je ne connaissais pas mais que je pouvais sentir.
J’ai eu envie de le transformer, de lui offrir une nouvelle vie.
Alors j’ai allumé ma machine à coudre — pour la première fois.
C’est là que tout a commencé : dans ce geste simple, presque instinctif, qui a ouvert la porte à un univers que je n’ai plus quitté.
Et quelque part, c’est aussi là que j’ai commencé à comprendre qui suis‑je en tant qu’artisan.
Avant de coudre, je plongeais surtout dans des lacs : des milieux fermés, calmes, préservés, où l’eau est claire et où l’on ne croise presque jamais de déchets.
C’est là que j’ai appris l’apnée, dans des environnements où la nature est encore intacte.
Puis j’ai fait un séjour en Méditerranée.
J’y ai plongé avec un club local, juste pour découvrir un autre milieu, une autre lumière.
Et c’est là que j’ai eu un choc : voir des sacs plastiques et des déchets flotter en pleine mer, dans un endroit qui devrait être aussi vivant que les lacs où j’avais l’habitude de plonger.
Avec les gens du club, on ramassait ce qu’on trouvait, que ce soit en plongée, en navigation ou sur les plages.
C’était utile, mais j’ai vite compris que ce n’était qu’une réponse à un problème déjà présent.
On intervenait après que le déchet existe, après qu’il soit déjà dans l’eau.
En rentrant chez moi, loin de la mer, je me suis dit que si je voulais agir de manière cohérente, ce serait en amont.
En évitant que certains déchets existent tout court.
En créant des objets durables qui remplacent les objets jetables.
C’est là que j’ai compris quelque chose de simple, qui ne m’a plus quitté : le meilleur déchet, c’est celui qu’on n’a pas créé.
Ce n’est pas un slogan, juste une évidence née de ce que j’ai vu.
Et cette idée m’accompagne depuis dans ma manière de créer.
Très vite, j’ai compris que ce qui m’émouvait le plus, ce n’était pas seulement de créer, mais de créer à partir de quelque chose qui avait déjà vécu.
Une écharpe oubliée dans un grenier.
Un tissu ancien au motif rare.
Un textile patiné par le temps.
Ces matières me parlaient.
Elles me demandaient d’être prolongées, transformées, respectées.
J’en ai fait de petites séries d’accessoires uniques, comme des fragments d’histoires que l’on peut emporter avec soi.
C’est aussi une manière de répondre à la question qui suis‑je : un artisan qui aime donner une seconde vie aux matières.
Puis j’ai eu envie d’aller plus loin.
De proposer des pièces pensées pour le quotidien, fabriquées avec des tissus neufs choisis pour leur qualité et leur personnalité.
Des objets simples, utiles, mais toujours porteurs de cette intention : créer avec soin, avec sens, avec respect.
Quand l’occasion se présente, je travaille aussi le bois.
Une matière vivante, exigeante, qui m’apprend la patience et l’humilité.
Ce travail n’est pas encore visible ici, mais il fait partie de moi.Il reviendra, naturellement, quand ce sera le bon moment.
Chaque création qui sort de mon atelier est faite en petite série, du début à la fin.
Je choisis les matières une à une.
J’harmonise les couleurs.Je soigne les finitions.
Rien n’est laissé au hasard.
Rien n’est produit en masse.
Je veux que chaque pièce trouve sa place dans la vie de quelqu’un, qu’elle devienne un objet du quotidien, mais aussi un objet qui raconte quelque chose.
Et peut‑être qu’en découvrant mon univers, vous percevrez un peu mieux qui suis‑je à travers ces gestes répétés, patients, sincères.
Cet espace a été pensé pour vous accueillir avec douceur.
J’espère que vous vous y sentirez bien, libre de découvrir mon univers à votre rythme, comme on pousse la porte d’un atelier où tout est fait main.
Et peut‑être qu’au fil de votre visite, vous imaginerez quelles créations pourraient trouver leur place dans votre quotidien, simplement et naturellement.
5/5
1 avis clients
Réponse du 23/04/2026
Merci beaucoup Florence pour ce gentil retour! J'espère que le cadeau de naissance plaira aux jeunes parents! Merci pour votre confiance!